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Bienvenu à la porcherie |
A 15 minutes, du Centre Sala Ngolo se trouve le village Mbounda. Au-delà des habitations, s’entrevoit le Camp militaire, le Lycée de l’Excellence, la zone maraîchère et la ferme de Mbounda. La porcherie est gérée par le Centre de Formation Professionnelle Sala Ngolo.
«La porcherie se trouvait d’abord dans l’enceinte du Centre Sala Ngolo avant quelle ne soit transférée à Mbounda. Les acheteurs parmi lesquels les pocesseurs des troupeaux contaminés véhiculaient le virus à la porcherie pendant leur visite», estime Adolphine Mitsipa, responsable de la section Agropastorale. En effet, explique-t-elle, « Si vous accédez et touchez à un troupeau contaminé, vous portez en vous le virus. Ainsi, d’une porcherie à une autre se véhicule facilement le virus. C’est pourquoi, tous les 2 ans la porcherie de Sala Ngolo enregistrait des mortalités ».
Les maladies les plus fréquentes sont la gale et celle des vers. « Pour soigner nos bêtes, nous utilisons la Pipérazine citrate, le Levalap ou le Kepromec associé au Oxytétracycline 5% pour les petits, 10% pour les moyens et l’Oxycline 20% pour les mûrs. Pour consommer un animal sous traitement, il est conseillé d’observer une duré d’attente de 2 semaines. De même, tout animal qui meurt sans raison doit être enterré », informe Gervais responsable du bétail pour Sala Ngolo.
La garde de la porcherie avait été confiée à Chrysostome Boussiengue qui a déserté son poste et parti en voyage au Gabon. Bienvenu Moussakanda est actuellement le porcher de Mbounda. Il commence la garde de 50 têtes de porcs et il ne reste plus que 15. « Il y a 5 femelles parmi les 15 têtes dont 2 gestantes », garantit Bienvenu. Et il poursuit, « Les porcs consomment le son fin, le son cubé et les feuilles de choux tirées des cultures ».
Autrefois, il y avait 100 porcs dans le parc. Des 100, il reste à peine 15 à cause de la cherté du maïs pour la fabrication de l’aliment de bétail. «La baisse du nombre de bêtes nous inquiète peu puisque, nous avons 2 porcs gestantes par lesquels nous espérons combler le déficit », confirme Gervais Nzoho. La vente des porcs se fait périodiquement quand les clients viennent et Gervais informe que « Quand il y a beaucoup de demandes au niveau du restaurant d’application de Sala Ngolo, 4 porcs peuvent être tués au courant de la semaine ».